Test Respiratoire

Hydrogen breath test

c’est la terminologie utilisée par les gastro-entérologues et nutritionnistes des pays anglo-saxons (notamment en Australie et aux USA). Les glucides non digérés se transforment en gaz et rejoignent les poumons via la circulation sanguine. Un appareil extrêmement précis analyse leur composition. En fonction du niveau de fermentation, on va en déduire des indices sur l’état de la flore intestinale.

On mesure actuellement 4 types de composés organiques volatils (COV) :

  • à l’hydrogène (la moins dangereuse) : colon ascendant, peut particulièrement ballonner et causer déjà de nombreux symptômes de putréfaction,

  • au méthane : un peu plus toxique,

  • au méthylacétate : la plus agressive et acidifiante (sorte de  vinaigre hyper acide) propice aux candidoses,

  • à l’hydrogène sulfureux : très rare, indique une immunité déjà fort dégradée.

Les bactéries qui fermentent à l’hydrogène concurrencent celles qui fermentent au méthane (elles sont « opportunistes », la nature à horreur du vide on le sait..), ainsi le traitement consiste souvent à nettoyer les deux types de bactéries simultanément.

Il est évident que dans un futur proche on mesurera d’autres composés organiques volatils, qui renseigneront sur l’état de notre santé. Il faudra bientôt changer l’adage « on a l’âge de nos artères » en « on a l’âge de nos muqueuses ». Finalement l’état de nos muqueuses reflète l’état de notre environnement : nos muqueuses sont en lien direct avec l’extérieur, et représentent justement la frontière avec le soi, avec notre système sanguin, dont elles assurent l’approvisionnement en substances nutritives destinées à nos cellules.

 Le test : il se passe en deux temps : on souffle une première fois (être à jeun d’au moins 12 h), puis on absorbe du lactulose (glucose non digestible), puis on souffle à nouveau 1 heure et demi après. Il faut par conséquent prendre ses dispositions car la consultation se fait en deux temps.

 En fonction du niveau et du type de fermentation, on va proposer un traitement adapté, essentiellement à base de compléments alimentaires, mais également et surtout, une réforme nutritionnel, avec éviction des Fodmaps et alimentation hypotoxique. L’ensemble des symptômes évoqués sont pris en compte et déterminent l’action proposée. Les connaissances du naturopathe en sciences fondamentales lui permettent d’orienter et renvoyer vers les services médicaux toutes les situations réelles ou supposées d’urgence, de gravité ou de lésion. Le naturopathe est ainsi un éducateur de santé qui collabore avec tous les acteurs de la santé publique.

Docteur DONATINI Bruno

Médecin gastro-entérologue, s’investit dans la mycothérapie (traitement par les champignons). Ses recherches ont débouché sur de nouvelles stratégies thérapeutiques utiles dans la prise en charge des pathologies immunitaires (cancer, auto-immunité…), infectieuses (HPV, EBV, herpès…), dégénératives (Alzheimer, arthrose…) ou digestives perméabilité digestive, syndrome métabolique…).

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